Comment John Paulson a gagné 15 Milliards en bourse

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Voici l'un des meilleurs traders de tous les temps, John Paulson surnommé "Le Sultan de Wall Street" est connu comme le champion des hedge funds.


Considéré par ses pairs comme le meilleur de tous les temps, il a été l'un des rares à parier sur l'effondrement du marché immobilier dès 2006.


John Paulson va réaliser en une décennie des performances exceptionnelles, en investissant sur les actions, l'or, la crise Grecque... Parcours d'un trader d'exception a l'intuition exceptionnelle.



Pour beaucoup de spécialistes du trading et d’économistes en général, John Alfred Paulson est considéré comme le "Greatest Of All Times". 

En peu de temps, John Paulson a été catapulté au rang d'un des investisseurs les plus prospères de l'histoire. En 2007, il a réalisé un chiffre sans précédent de 3,7 milliards de dollars en prévoyant la débâcle des subprimes, il a obtenu des rendements massifs sur plusieurs autres paris au cours des dernières années. 

Sa capacité à obtenir un tel succès alors que la majorité du monde de l'investissement est en panne a amené de nombreux investisseurs à se demander comment il a fait et ce qu'ils pourraient apprendre de lui. 

Dans sa lettre aux investisseurs de 2010, il a largement expliqué que son entreprise a gagné des milliards en "anticipant les événements du marché avant qu'ils ne soient généralement reconnus".


John Paulson le spéculateur hors normes



On ne le dira jamais assez, John Paulson, en plus de ses capacités intellectuelles relativement élevées comme le montre son parcours scolaire, est doté d’une formidable intuition. 

Ses bénéfices réalisés lors de la crise financière de 2008 en attestent fortement. Il existe toutefois des stratégies utilisées par ce dernier permettant de gagner 15 milliard en bourse. C’est le cas de l’utilisation judicieuse des CDS (Crédit Default Swap).


Qu'est ce qu'un Crédit Default Swap (CDS) ?


Il s'agit d'un type de dérivé de crédit qui permet à l'acheteur d’avoir une protection contre les risques de défaillance et autres imprévus. Un investisseur peut acquérir ce type de crédit grâce à la défaillance d’une entité.

Ce dernier spécule sur la valeur du crédit (basse ou élevée), et peut ainsi effectuer des transactions pour en tirer profit. Il peut également acheter une protection de CDS suspectant la faillite de l'institution concernée. Car une augmentation de l'écart de CDS est le signe de la baisse de la solvabilité de cette dernière, et cela est valable dans l’autre sens. 

Celui qui achète un CDS paie le vendeur de façon échelonnée jusqu’à échéance du crédit. Dans le contrat, le vendeur s'engage à ce qu'en cas de défaillance de l'émetteur de la dette, il paie à l'acheteur toutes les primes et les intérêts qui devraient l’être à la date d'échéance. 

L’acheteur peut vendre sa protection s'il estime que la solvabilité du vendeur peut s'améliorer. La plupart des investisseurs postulent qu'un CDS permet de juger la solvabilité d'une entité.


Début de la spéculation à la baisse sur les subprimes en utilisant les CDS.


Le baron de la bourse John Paulson va se servir de l'arbitrage, une pratique qui consiste à acheter un titre sur un marché et à le vendre de façon concomitante sur un autre marché à un prix relativement plus élevé, bénéficiant ainsi d'une différence temporaire dans les cours des actions. 

Cette pratique repose sur le principe selon lequel l'écart entre le cours de l'action d'une institution et les swaps sur défaillance de crédit sont inversement proportionnels. 

Si les performances de l'entreprise s'améliorent, le cours de l'action devrait alors augmenter et l'écart des CDS devient alors plus faible. Par contre, s'il n'y a pas d'amélioration, alors l'écart des CDS devrait augmenter et le cours des actions de l’entreprise devrait subir une diminution.

Ainsi, si une institution subit un événement négatif et que le cours de son action baisse, l’investisseur s’attend à ce que l'écart des CDS se creuse par rapport à la baisse du cours des actions. 

L’arbitrage peut avoir lieu si un investisseur se sert de la lenteur du marché pour faire des bénéfices. En pariant sur la chute des institutions américaines, c’est ce qu’a fait John Paulson, gagnant ainsi des millions en bourse. 

Dans une interview accordée en 2003 à Hedge Fund News, il a déclaré qu'en matière d'arbitrage des risques, sa méthode pour surpasser l'indice d'arbitrage des fusions consistait à minimiser les retraits des transactions qui se cassent, en pondérant le portefeuille par les transactions qui pourraient recevoir des offres plus élevées. En se concentrant sur des structures de transactions uniques qui offrent un potentiel de rendement plus élevé et en court-circuitant occasionnellement les transactions plus faibles.


Le pari de la reprise 
économique


Comme il a profité de l'effondrement du secteur financier, il a profité de sa reprise dés 2009 en investissant massivement sur les actions. John Paulson a ainsi fait d'une pierre deux coups. 

Dans un discours prononcé lors d'un séminaire sur les fonds spéculatifs à Tokyo, John Paulson a qualifié les actifs en difficulté aux États-Unis de "Meilleure opportunité de toute une vie".

Bon en résumé, on vend la, on achète la


Création du fond Paulson Recovery Fund


En 2008 il créé un nouveau fonds appelé Paulson Recovery Fund, réalisant des investissements, principalement dans le secteur financier, qui s'apprécieraient à mesure que l'économie s'améliorerait. 

Il a également estimé que les biens de consommation de base, les industries pharmaceutiques et de santé pouvaient être des options alléchantes. 

Paulson & Co. a suivi environ 70 banques en 2009, les analysant en fonction de leurs besoins en capitaux propres, de leurs prévisions de bénéfices de base, de leurs pertes estimées et de leur déficit de capital prévu. 

Ils ont ensuite établi des projections de bénéfices par action qui les aideraient à prévoir les prix futurs. Le fond Paulson Recovery Fund a eu un rendement de 25,49 % en 2009.

Ses meilleurs rendements en 2009 proviennent de ses fonds de crédit, qui ont augmenté de 28,45 % jusqu'en novembre, battant la moyenne du secteur de 13,6 %. Il a gagné la majeure partie de l'argent de ce fonds en achetant un assortiment de prêts et d'obligations bon marché et en les vendant avec un bénéfice. 

John Paulson prévoyant à cette époque-là que l'économie américaine continuerait de croître et se redresser, il évitera les obligations à haut rendement et se concentrera sur la restructuration des actions pour obtenir des rendements futurs importants.


Le rallye sur l'Or


En 2009, John Paulson augmente ses investissements dans le secteur de l'Or. Il va créé le Paulson Gold Fund en avril 2009, et cinq titres de mines d'or constituent 14 % du portefeuille de son entreprise. Au premier trimestre 2009, il a acheté 31 500 000 actions de SPDR Gold Trust (GLD) à 89,56 dollars par action. En avril 2011, les actions de GLD ont augmenté de 63 % pour atteindre environ 133 dollars par action. 

Cette matière première étant considérée comme une valeur refuge et une assurance pour beaucoup d’investisseurs, John Paulson va investir massivement et BINGO ! L'Or va faire un superbe rallye haussier. 


La crise Grecque


En 2010, il récidive son exploit sur les CDS, en spéculant sur la faillite de la dette Grecque. John Paulson va réunir une équipe de 20 à 30 traders, spécialistes de l'analyse financière pour spéculer ardemment sur la faillite de la Grèce. 

Dès les premières annonces des agences de notation Fitch et Standard and Poor's, ce pro du « hedge fund » va lancer ses attaques sur la dévaluation des titres grecs et générer un joli pactole a la baisse.


La chute d'une star  


Malheureusement tout a une fin, et John Paulson fini par tomber de son piédestal.
La chance a fini par lui tourner le dos, ses hedge funds ont accumulés des pertes abyssales. Dont le plus grand et célèbre d'entre eux, le fond Avantage Plus, qui a perdu près de 20% sur le seul mois de septembre et presque 47% depuis janvier. Au total 500 millions de pertes.

Cette perte abyssale va mettre fin à sa notoriété.


Bon bah voila, on est en slip


Le Sultan de Wall Street assagi


Après sa contre performance John Paulson décide de fermer ses fonds pour ne garder qu'un fond familial et vivre paisiblement une retraite dorée. Un choix plein de sagesse, il a fini par comprendre qu'il pouvait tout perdre.


Les conseils de John Paulson pour réussir en trading


  • Soyer persévérant : En effet John Paulson a mis des années de travail et d'étude pour bâtir sa fortune.


  • Mettez le paquet : Quand une opportunité exceptionnelle se présente, donnez le maximum de vous-même, aussi bien financièrement que psychologiquement. Imaginez simplement que vous faites le trade qui peu changer votre vie.

  • Croyez en vous-même : Si vous ne croyez pas en vous-même, qui croira à votre place?
    Il a fallu des centaines d'entretiens téléphoniques pour qu'il crée son entreprise.

  • Continuez à apprendre : Les marchés financiers changent sans cesse les règles. Soit vous êtes capable de vous adapter, soit vous mourrez.

  • Soyez enthousiaste : Qui peu réussir dans son activité s'il n'est pas passionné ?
    Travaillez dur et récoltez les bénéfices de votre travail.


Ce que John Paulson m'a appris


C'est le type de spéculateur que j'adore, car il est toujours dans les bons coups. Sa philosophie, c'est de rechercher une opportunité exceptionnelle et d'y investir massivement.


Mais mieux que ça, il est suffisamment clairvoyant pour investir bien avant les autres et récolter la part du lion. Son succès est le fruit d'un travail acharné et passionné, car son seul objectif, c'est d'être dans les bons coups.

Comme le montre cette vidéo



Cet article est maintenant terminé, j'espère qu'il vous a plus. faites-le connaître sur les réseaux sociaux ou auprés de vos amis. Je vous dis a bientôt pour un nouvel article.
D'ici là tradez bien !


Cet article a été écrit dans le cadre de l'événement inter-blogueur <<Traders ou investisseur célèbres, ce que leur expérience nous apprend >>  organisé par Virgile du blog Artdutrading

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2 commentaires:

  1. Merci pour ce carnaval. Il faut se méfier de ces "super" spéculateurs. Bien souvent ils profitent de la connivence de banques. De plus, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que tu écris : les marchés changent constamment les règles. Le fait est que les marchés restent longtemps dans une tendance long terme identique. Et quand cela change on dit que les marchés changent. En fait, on entre dans d'autres phases, mais l'analyse technique reste identique, les principes aussi.

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  2. il avait une stratégie contrariante, c'est se qui a fait son succès

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